Concours Arts en plastiques pour l’océan

par Mme Guelt

Ce projet collectif a été réalisé par la classe d’UPE2A du Collège Anne Frank (ANTONY) dans le cadre des cours en Arts Plastiques (Madame GUELT).

L’émulation autour de la préservation des océans et de sa vie marine a permis dans un premier temps d’expérimenter diverses techniques picturales (gouache, aquarelle, lavis, peinture au gros sel, à la paille, à l’éponge et aux doigts).

Dans un second temps, la mobilisation de tous pour une collecte d’objets de récupération a fait prendre conscience de la production de déchets parfois du gaspillage due à notre consommation. Ce constat infligé à la faune et la flore marines est complété par des recherches, des vidéos sur les pollutions en mers (continents de déchets, animaux marins en danger, pêche de masse, microplastique dans les aliments...), des poèmes sur la mer et des références artistiques.

Après la création du support "20 000 LIEUES SOUS LES OCÉANS EN DANGER", le collectif a fabriqué dans un dernier temps des sculptures "CRÉATURES MARINES TOUT EN PLASTIQUE" issues de collectes d’objets de récupération. L’entraide, l’échange et l’émulation ont favorisé les apprentissages artistiques, linguistiques et écologiques.

Cette installation in situ au sein de la classe d’Arts a valorisé l’investissement de nos élèves allophones nouvellement arrivés dans l’établissement. Sources de créativité, d’apprentissages, de citoyenneté, de solidarité et de partage, cette œuvre artistique et plastique est avant tout un manifeste pour la protection du vivant et des océans.


Vidéo de présentation publiée pour le concours national proposé par la Fondation de la Mer et le Ministère de l’Éducation Nationale : https://fb.watch/cNhudxQkkN/

REMERCIEMENTS

- aux élèves de la classe UPE2A ;
- à la Fondation de la Mer et
- au Ministère de l’Éducation Nationale.

L’HOMME ET LA MER

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

Charles Baudelaire (1821-1867)
Les Fleurs du Mal